Dar al-Ifta organise une conférence...

Dar al-Iftaa d'Égypte

Dar al-Ifta organise une conférence sur les impacts économiques des successions afin de mettre en lumière le rôle de la législation islamique dans l’équité de la répartition des richesses.

Dar al-Ifta organise une conférence sur les impacts économiques des successions afin de mettre en lumière le rôle de la législation islamique dans l’équité de la répartition des richesses.

Dans le cadre de son rôle scientifique et pédagogique, et soucieuse de renforcer une compréhension méthodique des questions juridiques liées aux réalités économiques et sociales, Dar al-Ifta a organisé une conférence intitulée : « Les impacts économiques des successions sur la répartition des richesses », dans le cadre du cycle « Successions avancées ».

La conférence a été animée par Dr Mohamed Abu Shady, ancien ministre égyptien de l’Approvisionnement et du Commerce intérieur, qui a exposé la vision économique sous-jacente à la législation islamique des successions.

Dr Mohamed Abu Shady a mis en lumière la spécificité du système islamique dans l’organisation du transfert des biens après le décès, soulignant que les règles successorales en islam reposent sur une méthodologie législative rigoureuse, conciliant le droit de l’individu à disposer librement de ses biens de son vivant avec la garantie d’une répartition équitable après sa mort, afin de prévenir les conflits et d’assurer la stabilité familiale et sociale.

Il a indiqué que l’islam a opéré une transformation radicale en matière d’héritage, en reconnaissant le droit des femmes, des enfants et des personnes vulnérables à hériter, alors qu’ils en étaient privés à l’époque préislamique. Il a également souligné que même l’enfant à naître bénéficie d’une part réservée, lorsque les conditions sont réunies, ce qui témoigne de la justice et de l’objectivité de la législation islamique.

Le conférencier a ensuite abordé les règles juridiques encadrant la division des successions, précisant que certains droits doivent être honorés avant la distribution de l’héritage : les frais funéraires, le règlement des dettes et l’exécution du testament dans la limite du tiers des biens. Le reliquat est ensuite réparti entre les héritiers légitimes selon les parts fixées par la loi islamique.

Il a détaillé les conditions de l’héritage, notamment : la certitude du décès du défunt, la preuve que l’héritier était vivant au moment du décès et l’existence d’un motif légal d’héritage. Il a précisé que les causes de l’héritage sont au nombre de trois : le mariage, l’alliance (walâ’) et la parenté. Il a également exposé les piliers de la succession — le défunt, l’héritier et la masse successorale — ainsi que les empêchements à l’héritage, parmi lesquels la différence de religion, l’esclavage et l’homicide volontaire, considérés comme des obstacles juridiques à la succession selon la charia.

Sur le plan économique, Dr Mohamad Abu Shady a affirmé que le système successoral constitue un mécanisme efficace de redistribution des richesses au sein de la société. Il favorise la circulation du capital et empêche sa concentration entre les mains d’une minorité, contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté et des inégalités économiques. Il a également souligné que l’héritage stimule l’investissement et l’augmentation des revenus, les individus cherchant à développer leurs biens et à accroître leurs actifs, ce qui a un impact positif sur la dynamique économique globale.

La conférence s’est conclue en rappelant que, dans la perspective islamique, la richesse est liée à la finalité de la mise en valeur de la terre et à la responsabilité de gérance (istikhlâf). L’organisation de sa transmission après la mort constitue ainsi un élément essentiel du système économique islamique, fondé sur la justice, la sagesse et la réalisation de l’intérêt général.

 

 

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